
Vous venez de recevoir une contravention pour excès de vitesse et vous craignez que votre assurance automobile augmente de 25 % à la prochaine échéance ? Cette inquiétude est compréhensible, mais une distinction juridique essentielle s’impose : une infraction routière ne provoque pas automatiquement une majoration de 25 % de votre prime.
En France, ce pourcentage correspond notamment à la majoration réglementaire du coefficient de bonus-malus après un sinistre responsable entièrement pris en compte. Une contravention isolée, même accompagnée d’un retrait de points, ne produit pas nécessairement cet effet. En revanche, certaines circonstances, comme une suspension de permis ou une conduite sous l’emprise de l’alcool, peuvent modifier l’appréciation du risque par votre assureur.
Pour comprendre les conséquences sur votre contrat, il faut donc distinguer la sanction routière, vos obligations de déclaration, le fonctionnement du bonus-malus et les éventuelles décisions tarifaires de votre compagnie. Les règles juridiques détaillées ci-dessous concernent principalement la France : la Belgique, la Suisse, le Québec et les autres territoires francophones disposent de cadres différents.
Infraction et assurance auto : les trois points essentiels
- Pas de majoration automatique : une contravention de vitesse seule n’entraîne pas systématiquement une hausse de prime de 25 %.
- Déclaration selon le risque : certaines circonstances nouvelles, notamment liées au permis, doivent être signalées lorsqu’elles rendent inexactes les réponses précédemment fournies à l’assureur.
- Conséquences variables : hausse tarifaire, modification du contrat ou difficultés d’indemnisation dépendent des faits, des garanties et des dispositions légales applicables.
- Pourquoi un excès de vitesse peut augmenter votre prime pendant 3 ans ?
- Faut-il déclarer une contravention de classe 1 à votre assureur ?
- Quelles infractions devez-vous absolument déclarer sous peine de résiliation ?
- L’oubli de déclaration de suspension de permis qui fragilise votre contrat
- Combien de temps une infraction impacte-t-elle votre tarif d’assurance auto ?
- Pourquoi les jeunes conducteurs paient plus cher après une infraction ?
- Quels litiges liés à une infraction sont couverts par votre protection juridique ?
- Comment payer le juste prix pour votre assurance auto après une infraction ?
Pourquoi un excès de vitesse peut augmenter votre prime pendant 3 ans ?
Un excès de vitesse peut avoir des conséquences tarifaires lorsque l’assureur en tient compte dans l’évaluation du risque, notamment à la souscription ou au renouvellement. Cependant, aucune règle française générale n’impose une augmentation de 25 % pendant trois ans après une simple contravention. La durée et l’ampleur d’une éventuelle hausse dépendent de la situation et des conditions d’assurance.
Le chiffre de 25 % provient principalement du système réglementaire de bonus-malus. Selon l’annexe à l’article A121-1 du Code des assurances sur le bonus-malus, un sinistre responsable entièrement pris en compte majore le coefficient de réduction-majoration de 25 %.
Ce mécanisme concerne les sinistres, et non les contraventions prises isolément. Une amende pour excès de vitesse sans accident responsable ne provoque donc pas, à elle seule, une majoration réglementaire du coefficient.
+25 %
Majoration réglementaire du coefficient de bonus-malus après un sinistre entièrement responsable, dans le cadre général du dispositif français. Ce pourcentage ne s’applique pas automatiquement à une infraction isolée ni à l’ensemble de la cotisation.
Code des assurances, annexe à l’article A121-1.
Il faut également différencier le coefficient réglementaire de la cotisation réellement facturée. Cette dernière dépend du tarif de référence, du véhicule, de son usage, du conducteur et d’autres paramètres contractuels.
Une augmentation de cotisation observée après une infraction ne prouve donc pas que l’infraction en soit la cause. Une indexation, une modification des taxes ou une révision tarifaire générale peuvent également intervenir.
Pour comprendre votre situation, comparez les avis d’échéance successifs et identifiez séparément :
- le coefficient de réduction-majoration indiqué sur chaque document ;
- la prime de référence et ses éventuelles évolutions ;
- les garanties, franchises et taxes appliquées ;
- toute modification explicitement justifiée par une aggravation du risque.
Quant aux trois années parfois évoquées, elles ne constituent pas un délai légal universel de majoration après excès de vitesse. Elles peuvent correspondre à une période d’antécédents examinée dans certaines démarches de souscription, sans fixer automatiquement la durée d’une surprime.
Cette distinction est indispensable avant de déterminer si vous devez informer votre assureur de la contravention elle-même.
Faut-il déclarer une contravention de classe 1 à votre assureur ?
En France, une contravention de première classe ne doit pas être systématiquement déclarée spontanément à votre assurance automobile. L’obligation dépend des informations demandées par l’assureur et de l’existence éventuelle d’une circonstance nouvelle aggravant le risque ou rendant inexactes vos déclarations précédentes. Une simple amende ne constitue pas automatiquement une telle circonstance.
Le fondement juridique figure dans le chapitre du Code des assurances sur les obligations de l’assureur et de l’assuré, notamment aux articles L113-2, L113-8 et L113-9.
L’article L113-2 prévoit que l’assuré doit répondre exactement aux questions de l’assureur. Il doit également déclarer certaines circonstances nouvelles aggravant le risque ou en créant un nouveau, lorsqu’elles rendent inexactes ou caduques les réponses précédemment données.
Lorsqu’une circonstance entre dans ce cadre, le délai légal de déclaration est de quinze jours à partir du moment où l’assuré en a connaissance.
Attention à une confusion fréquente : une contravention de première classe n’est pas nécessairement une infraction de vitesse. La classe de contravention, le retrait éventuel de points et une décision affectant le droit de conduire correspondent à des notions distinctes.
La bonne méthode consiste à examiner la nature exacte des faits et les questions posées dans votre contrat.
| Situation | Conséquence déclarative à examiner |
|---|---|
| Amende simple sans autre conséquence | Pas d’obligation spontanée générale du seul fait de l’amende ; vérifier les informations contractuelles. |
| Infraction entraînant un retrait de points | Le retrait seul n’entraîne pas automatiquement une obligation de déclaration ; examiner les réponses fournies à l’assureur. |
| Suspension ou annulation du permis | Vérifier immédiatement si la décision constitue une circonstance nouvelle à déclarer. |
| Infraction associée à un sinistre | Respecter les obligations propres à la déclaration du sinistre et examiner les circonstances aggravantes. |
Ne supposez pas non plus que l’assureur accède automatiquement à toutes vos contraventions. Le fichier des véhicules assurés sert essentiellement à identifier les véhicules couverts par une assurance obligatoire ; ce n’est pas un registre général des infractions routières librement consultable par les compagnies.
De même, le relevé d’information d’assurance ne constitue pas un relevé intégral des amendes et des retraits de points. En cas de doute, une demande écrite de clarification à votre assureur reste préférable à une supposition sur les données qu’il pourrait connaître.
La gravité de l’infraction et ses conséquences sur le permis deviennent déterminantes lorsque l’on aborde les risques de résiliation.
Quelles infractions devez-vous absolument déclarer sous peine de résiliation ?
Les situations qui méritent une vérification immédiate auprès de l’assureur sont notamment la suspension, l’annulation ou l’invalidation du permis, ainsi que les infractions graves liées à l’alcool ou aux stupéfiants. Toutefois, l’obligation déclarative n’est pas identique pour toutes les infractions : elle dépend de leur incidence sur le risque assuré et des réponses déjà fournies.
La conduite sans permis valable, le délit de fuite et certaines infractions pénales graves constituent également des circonstances particulièrement sensibles. Il faut néanmoins distinguer les conséquences pénales d’un comportement des conditions juridiques permettant à une compagnie de modifier ou de résilier le contrat.
En France, l’assureur ne peut pas considérer que toute contravention justifie automatiquement une résiliation immédiate.
L’article A211-1-2 du Code des assurances sur la résiliation après sinistre encadre notamment certains cas dans lesquels une résiliation est possible à la suite d’un accident.
Le texte vise notamment des sinistres causés par un conducteur sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, ainsi que certaines infractions ayant entraîné une suspension du permis d’au moins un mois ou son annulation.
Cette possibilité de résiliation après sinistre doit être distinguée des règles applicables aux fausses déclarations et aux aggravations du risque en cours de contrat.
Les conséquences d’une omission dépendent notamment de son caractère intentionnel :
- Fausse déclaration intentionnelle : dans les conditions de l’article L113-8, le contrat peut être frappé de nullité, avec maintien des primes payées au profit de l’assureur.
- Omission non intentionnelle : l’article L113-9 prévoit, selon le moment de sa découverte, une modification de cotisation acceptée, une résiliation encadrée ou une réduction proportionnelle de l’indemnité.
- Information sans incidence déclarative : une simple contravention qui ne rend pas les réponses contractuelles inexactes n’entraîne pas automatiquement ces sanctions.
Pour sécuriser votre situation, rassemblez les décisions administratives ou judiciaires reçues, relisez les réponses faites lors de la souscription et signalez dans les formes requises toute circonstance relevant effectivement de votre obligation de déclaration.
Conservez la preuve de l’envoi et de sa réception. Une déclaration écrite permet d’établir les faits communiqués, mais elle ne garantit pas à elle seule le maintien du contrat ni l’acceptation du risque.
Parmi elles, la suspension du permis exige une attention particulière, car les conséquences peuvent être très différentes selon qu’elle est encore en cours ou déjà terminée.
L’oubli de déclaration de suspension de permis qui fragilise votre contrat
Omettre de déclarer une suspension de permis peut fragiliser votre assurance automobile lorsqu’elle devait être signalée au titre d’une aggravation du risque. Toutefois, cet oubli n’annule pas automatiquement le contrat. Les conséquences dépendent notamment de votre bonne foi, des informations demandées, de la période concernée et des circonstances d’un éventuel accident.
Il est essentiel de distinguer deux situations.
La première concerne un conducteur qui prend le volant alors que son droit de conduire est suspendu. Il s’expose à des conséquences pénales spécifiques et à des difficultés d’assurance importantes, notamment pour les garanties couvrant ses propres dommages.
La seconde concerne un conducteur dont la suspension est terminée, qui a retrouvé le droit de conduire, mais qui n’a pas communiqué cette information alors qu’elle relevait de ses obligations déclaratives. Le traitement de cette omission obéit aux règles relatives à la déclaration du risque.
Dans les deux hypothèses, l’indemnisation dépend du type de garantie et des circonstances précises. La situation des victimes tierces doit notamment être distinguée de celle du conducteur responsable, car les mécanismes de l’assurance obligatoire et les exclusions éventuellement opposables ne fonctionnent pas de manière identique.
Une suspension passée peut également être pertinente lors d’une nouvelle souscription si l’assureur pose une question précise sur les antécédents de permis. Il est alors nécessaire de répondre exactement à la période et aux événements visés par le questionnaire.
Les cinq vérifications à effectuer après une suspension de permis
- Conserver la décision : réunir la notification officielle et établir les dates exactes de début et de fin de suspension dans un dossier.
- Contrôler le droit de conduire : vérifier les éventuelles formalités de restitution ou de récupération du permis et conserver les justificatifs.
- Relire le contrat : retrouver les questions initiales sur les antécédents de permis et identifier par écrit les réponses susceptibles d’être devenues inexactes.
- Régulariser la situation : lorsque la déclaration est requise, communiquer les circonstances à l’assureur dans les formes applicables et conserver une preuve datée.
- Obtenir la position de l’assureur : demander une confirmation écrite des conséquences éventuelles sur la cotisation, les garanties ou le maintien du contrat.
Si la suspension aurait dû être déclarée et que le délai est déjà dépassé, n’attendez pas automatiquement l’échéance annuelle. Une régularisation sans délai est plus cohérente avec l’obligation déclarative qu’une attente prolongée, même si elle n’efface pas les conséquences éventuelles de l’omission initiale.
Il n’existe pas de procédure générale de rescrit assurantiel qui contraindrait une compagnie à valider rétroactivement toute omission. La réponse écrite de l’assureur reste néanmoins utile pour documenter la situation.
Une fois votre situation clarifiée, reste à déterminer pendant combien de temps les antécédents peuvent influencer le tarif proposé.
Combien de temps une infraction impacte-t-elle votre tarif d’assurance auto ?
Il n’existe pas de durée unique pendant laquelle une infraction routière augmente le tarif de l’assurance automobile en France. L’effet éventuel dépend des informations pertinentes pour l’assureur, de la nature de l’événement et de sa politique tarifaire. La durée de conservation administrative d’une infraction ne doit pas être confondue avec celle d’une majoration contractuelle.
Pour comprendre cette différence, trois calendriers doivent être examinés.
- L’historique administratif : il concerne les infractions, sanctions et éventuels retraits de points, selon les règles propres aux fichiers concernés.
- L’historique assurantiel : il rassemble notamment les sinistres et le coefficient de bonus-malus figurant dans les documents d’assurance.
- La tarification de la compagnie : elle dépend des critères de risque retenus et des conditions applicables au contrat.
Ces calendriers ne sont pas interchangeables. Une sanction peut encore exister dans un fichier administratif sans entraîner de surprime d’assurance, tandis qu’un antécédent pertinent déclaré à la souscription peut continuer à influencer une proposition tarifaire.
Le relevé d’information constitue un document central pour comprendre l’historique assurantiel. Il permet notamment de connaître les sinistres pris en compte et le coefficient de réduction-majoration, informations importantes lors d’un changement de compagnie.
Ce relevé ne recense cependant pas automatiquement l’ensemble des contraventions, condamnations et retraits de points. Une nouvelle compagnie peut poser séparément des questions sur certains antécédents de conduite, auxquelles il faut répondre avec exactitude.
Le mécanisme du bonus-malus fournit un repère distinct. Dans les conditions prévues par le Code des assurances, deux années consécutives sans sinistre pris en compte peuvent ramener le coefficient de réduction-majoration à une valeur au plus égale à 1. Ce mécanisme ne constitue pas un effacement des infractions routières.
Pour savoir quand une hausse doit cesser, consultez les conditions contractuelles et les avis d’échéance. Si une majoration spécifique a été présentée comme temporaire, demandez à l’assureur de confirmer sa date de réexamen ou de suppression.
Changer d’assurance reste possible, mais cela ne dispense pas de déclarer correctement les antécédents demandés. L’intérêt d’un comparateur réside dans l’évaluation de plusieurs offres pour un même profil, non dans la disparition artificielle des informations pertinentes.
Cette analyse est particulièrement utile aux conducteurs débutants, qui peuvent déjà supporter une surprime indépendamment de toute infraction.
Pourquoi les jeunes conducteurs paient plus cher après une infraction ?
Un jeune conducteur peut payer davantage après une infraction lorsque celle-ci modifie le risque apprécié par son assureur, mais la hausse n’est pas automatique. Son assurance peut déjà comporter une surprime liée à son expérience limitée. Si une majoration supplémentaire est appliquée, son coût s’ajoute à une cotisation initialement plus élevée.
En France, la catégorie des jeunes conducteurs en assurance ne dépend pas seulement de l’âge. Elle concerne notamment les personnes dont le permis est récent et, dans certaines conditions, celles qui n’ont pas été assurées depuis plusieurs années.
La fiche Service Public sur les règles de cotisation de l’assurance auto rappelle que les compagnies fixent leurs tarifs selon plusieurs critères, dont les caractéristiques du véhicule, son usage et le profil de l’assuré.
Une infraction de vitesse sans sinistre ne déclenche pas automatiquement de malus réglementaire, même lorsqu’elle concerne un conducteur novice. En revanche, un sinistre responsable peut faire évoluer le coefficient selon les règles applicables.
La conduite accompagnée peut améliorer les conditions de tarification initiales dans le cadre des dispositifs prévus pour les conducteurs ayant suivi cet apprentissage. Ses effets précis dépendent du parcours et du contrat ; elle n’efface pas une infraction.
Pour limiter durablement le coût de l’assurance, plusieurs actions sont pertinentes :
- choisir un véhicule dont les caractéristiques correspondent à son budget d’assurance ;
- déclarer correctement le conducteur principal et les conducteurs habituels ;
- comparer les surprimes, franchises et garanties proposées ;
- examiner une formule au kilomètre lorsque l’utilisation du véhicule est réellement limitée ;
- éviter les sinistres responsables et respecter les conditions du contrat.
Un stage de récupération de points peut présenter un intérêt pour la situation administrative du permis lorsque les conditions réglementaires sont réunies. Il ne garantit toutefois pas une réduction de prime : l’assureur n’est pas tenu d’accorder une remise en contrepartie.
La déclaration du conducteur principal constitue un autre point sensible. Inscrire un parent comme conducteur habituel alors que le véhicule est principalement utilisé par le jeune peut caractériser une déclaration inexacte, avec des conséquences potentiellement importantes lors d’un sinistre.
Lorsqu’un désaccord naît malgré une déclaration correcte, certaines garanties de protection juridique peuvent apporter une assistance, sous réserve de leur périmètre exact.
Quels litiges liés à une infraction sont couverts par votre protection juridique ?
Une garantie de protection juridique peut couvrir certains litiges liés à une infraction routière, notamment des frais de conseil ou de défense, mais uniquement dans les conditions du contrat. La contestation d’une contravention, les poursuites pénales et les désaccords avec un assureur ne sont pas nécessairement couverts par les mêmes garanties.
Il faut d’abord distinguer plusieurs protections susceptibles de figurer dans votre documentation : la défense pénale, le recours à la suite d’un accident et la protection juridique plus générale.
Leurs périmètres peuvent varier sensiblement. Une garantie destinée à défendre l’assuré après un accident ne couvre pas nécessairement la contestation d’une infraction de vitesse sans sinistre.
Avant de solliciter une prise en charge, examinez les catégories de litiges prévues au contrat.
| Type de litige | Prise en charge à vérifier |
|---|---|
| Contestation d’une contravention | Assistance juridique en matière d’infraction routière et éventuelles exclusions. |
| Retrait de points ou suspension du permis | Couverture des recours administratifs ou judiciaires concernés. |
| Poursuites pénales après un accident | Garantie de défense pénale, conditions de déclenchement et exclusions. |
| Refus d’indemnisation | Possibilité de défendre un litige avec l’assureur concerné, notamment en présence de restrictions contractuelles. |
| Contestation d’une augmentation de prime | Inclusion éventuelle des différends contractuels en assurance automobile. |
Quatre éléments méritent une lecture particulièrement attentive : les plafonds d’honoraires, les seuils d’intervention, les franchises éventuelles et les exclusions applicables à certaines infractions.
Le libre choix de l’avocat doit également être pris en considération dans les conditions prévues par le droit applicable à l’assurance de protection juridique.
Ne confondez pas assistance financière et succès garanti. Une prise en charge éventuelle des frais de conseil ne signifie pas qu’une amende sera annulée ni que les points seront restitués.
Les contestations de contraventions répondent par ailleurs à des formalités et délais propres à la procédure concernée. L’existence d’une garantie juridique ne suspend pas automatiquement ces délais.
Si plusieurs contrats proposent une protection juridique, notamment en assurance automobile ou habitation, comparez les garanties et les clauses de coordination avant d’engager des frais. Une éventuelle assurance incluse dans un service bancaire doit être vérifiée à partir de ses conditions particulières.
Une fois le risque juridique évalué, il devient possible de revoir le coût de l’assurance sans sacrifier les garanties essentielles.
À retenir avant de comparer les assurances
- Une cotisation plus élevée n’est pas nécessairement due à l’infraction : demandez une explication précise des changements tarifaires.
- Une offre moins chère ne présente un intérêt que si les conducteurs, l’usage du véhicule et les antécédents sont correctement déclarés.
- Comparez le coût total et les conditions d’indemnisation, pas uniquement la mensualité annoncée.
Comment payer le juste prix pour votre assurance auto après une infraction ?
Pour payer le juste prix après une infraction, commencez par identifier les causes réelles de votre cotisation, puis adaptez les garanties à votre utilisation du véhicule. Comparez ensuite plusieurs offres à déclarations identiques. Le contrat le moins cher n’est pas nécessairement le plus protecteur, surtout lorsque des franchises ou restrictions particulières s’appliquent.
La première démarche consiste à revoir votre usage réel : kilométrage annuel, trajets professionnels éventuels, lieu de stationnement et personnes qui conduisent habituellement le véhicule. Ces éléments doivent correspondre à la réalité et aux définitions utilisées par l’assureur.
Un conducteur parcourant peu de kilomètres peut examiner les contrats fondés sur un kilométrage plafonné. Il faut toutefois vérifier le prix total, les conditions de mesure des distances et les conséquences d’un dépassement.
La deuxième démarche consiste à adapter le niveau de couverture à la valeur et à l’utilisation du véhicule.
Une assurance au tiers peut être suffisante dans certaines situations, notamment pour un véhicule de faible valeur, mais elle ne couvre généralement pas les dommages subis par le véhicule assuré lorsqu’ils ne relèvent pas d’une garantie souscrite.
Une formule intermédiaire peut offrir des protections supplémentaires, par exemple contre certains événements comme le vol ou l’incendie, selon les dispositions contractuelles.
Le troisième levier est la mise en concurrence. Demandez votre relevé d’information, rassemblez les éléments nécessaires à une déclaration exacte du risque et comparez les propositions sur une même base.
Le tableau suivant permet d’éviter les arbitrages fondés uniquement sur le tarif.
| Critère | Offre économique | Offre plus protectrice |
|---|---|---|
| Cotisation | Vérifier le coût annuel réel. | Comparer le supplément annuel demandé. |
| Responsabilité civile | Vérifier la couverture obligatoire. | Vérifier également la couverture obligatoire. |
| Dommages au véhicule | Couverture potentiellement limitée. | Garanties éventuellement plus étendues. |
| Franchises | Vérifier les montants restant à charge. | Examiner leur niveau selon chaque sinistre. |
| Protection du conducteur | Vérifier la présence et les limites. | Comparer plafonds et exclusions. |
| Restrictions particulières | Contrôler conducteurs autorisés et usage. | Contrôler également les restrictions applicables. |
Les conducteurs présentant un profil de risque aggravé peuvent aussi solliciter des assureurs spécialisés. Cette démarche n’exonère pas de renseigner exactement les antécédents demandés et ne garantit pas une tarification inférieure.
En France, les règles de résiliation permettent notamment, pour les contrats d’assurance automobile entrant dans le dispositif concerné, une résiliation sans frais après la première année, selon les modalités légales applicables. Le nouvel assureur peut prendre en charge les formalités nécessaires pour éviter une interruption de l’assurance obligatoire.
Avant de changer de compagnie, obtenez une confirmation des garanties, des franchises et du prix définitif accepté pour votre profil. Vérifiez aussi que la date de prise d’effet permet une continuité de couverture.
Demandez dès maintenant votre relevé d’information et une explication écrite de toute majoration contestée, puis sollicitez plusieurs devis fondés sur des déclarations exactes. Vous pourrez ainsi choisir une couverture adaptée à votre situation plutôt que subir une augmentation dont l’origine reste incertaine.
Une amende payée peut-elle encore avoir des conséquences sur mon assurance ?
Oui, selon les circonstances. Le paiement d’une amende ne supprime pas automatiquement les conséquences administratives ou pénales de l’infraction. Toutefois, une amende isolée ne provoque pas nécessairement une modification de la prime ni une obligation de déclaration à l’assureur. Il faut examiner les questions posées et les éventuelles conséquences sur le permis.
L’assureur peut-il consulter directement mon solde de points ?
Le solde de points relève d’informations administratives protégées et n’est pas librement accessible à tout assureur. Il ne faut pas confondre les fichiers relatifs au permis de conduire avec le relevé d’information d’assurance ou le fichier des véhicules assurés. La compagnie peut néanmoins demander certaines informations pertinentes pour apprécier le risque dans les conditions légales applicables.
Une infraction commise avec une voiture de location augmente-t-elle mon assurance personnelle ?
Pas automatiquement. Il faut distinguer l’infraction personnelle, les conséquences éventuelles sur votre permis et l’existence d’un sinistre. Une décision affectant votre droit de conduire peut devenir pertinente dans vos déclarations d’assurance, même si elle intervient alors que vous utilisez un véhicule loué. Les garanties du contrat de location doivent être examinées séparément.
Que faire si mon assureur refuse d’expliquer une majoration de cotisation ?
Demandez par écrit les éléments contractuels justifiant la modification et comparez les avis d’échéance. En cas de désaccord persistant, utilisez la procédure de réclamation de la compagnie. Si le différend n’est pas résolu, une médiation peut être envisagée selon les conditions applicables. Conservez les courriers, les avis de prime et les réponses reçues.
Un accident responsable provoque-t-il toujours une hausse identique de ma facture ?
Non. Le système français prévoit en règle générale une majoration de 25 % du coefficient de réduction-majoration pour un sinistre entièrement responsable pris en compte, avec certaines règles particulières. Mais la cotisation finale dépend également du tarif de référence, des garanties et des autres composantes du contrat. Une hausse du coefficient de 25 % ne signifie donc pas nécessairement une augmentation exactement identique de la facture totale.